Le circuit de Monza, avec ses longues lignes droites et ses chicanes rapides, a toujours représenté un défi particulier pour Fernando Alonso, dont la carrière sur cette piste emblématique est marquée par des moments de pure domination et des périodes de frustration. Avec 22 départs à son actif au Grand Prix d'Italie, Alonso a démontré une résilience et une adaptabilité remarquables, même si le succès n'a pas toujours été au rendez-vous. Ses deux victoires en 2007 avec McLaren et en 2010 avec Ferrari restent des points culminants, attestant de sa capacité à exceller sur le « Temple de la Vitesse » lorsque la voiture le permettait. Il compte également six podiums au total, soulignant sa constance dans les années de pointe de sa carrière, comme on peut le constater sur le site officiel de la Formule 1.
L'ère Ferrari a particulièrement mis en lumière l'affinité d'Alonso avec Monza. Entre 2010 et 2013, il a décroché sa deuxième victoire et trois podiums supplémentaires (deux 3e places en 2011 et 2012, et une 2e place en 2013). Ces résultats, obtenus devant les fervents Tifosi, témoignent de sa capacité à extraire le maximum de sa monoplace sur un tracé qui exige un équilibre délicat entre vitesse de pointe et stabilité au freinage. Sa précision dans les chicanes, combinée à une gestion stratégique des pneus, lui a souvent permis de se positionner favorablement, même en partant de positions intermédiaires sur la grille, comme le documentent les archives de la Formule 1 sur Wikipédia.
Cependant, la relation d'Alonso avec Monza n'a pas été exempte de difficultés. Son parcours est émaillé de six abandons, notamment lors de ses passages avec McLaren (2015, 2017, 2018) et Alpine (2022), ainsi qu'un DNF en 2025 avec Aston Martin. Ces incidents, souvent liés à des problèmes mécaniques comme des pannes moteur ou électriques, soulignent la fragilité inhérente aux machines de Formule 1 sur un circuit aussi exigeant. Même en 2024, il a terminé 11e, hors des points. Ces périodes contrastent fortement avec ses succès et rappellent que même les plus grands pilotes sont à la merci de la fiabilité de leur équipement, comme le montrent les données historiques disponibles via Jolpica/Ergast.
Avec Aston Martin, Alonso a continué à naviguer les défis de Monza, terminant 9e en 2023. Le tracé italien exige une configuration à très faible appui, ce qui peut exposer les forces et les faiblesses aérodynamiques d'une voiture. La capacité de l'équipe à trouver le bon compromis entre vitesse en ligne droite et adhérence dans les virages lents sera cruciale pour permettre à Alonso de capitaliser sur son expérience et son sens aigu de la course. Son approche méthodique et sa capacité à s'adapter aux conditions changeantes restent des atouts majeurs sur ce circuit unique.
